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Alexis Zerbib, CEO de Cyclofix : « Nous pouvons être une alternative à Decathlon »3 min read

23 août 2018 2 min read

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Alexis Zerbib, CEO de Cyclofix : « Nous pouvons être une alternative à Decathlon »3 min read

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Leader du secteur, la start-up parisienne Cyclofix, déjà présente dans six grandes villes, a pris une longueur d’avance sur la concurrence. Son fondateur, Alexis Zerbib, nous explique les raisons de ce succès.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la réparation de vélos ?

C’est à Bruxelles, en 2015, que j’ai découvert les réparateurs de vélo à domicile. Beaucoup d’entre eux n’arrivaient pas à en vivre. L’idée m’est venue de créer une solution prenant en charge tout ce qui n’était pas rémunérateur pour le réparateur (service client, logistique, SAV, facturation…). J’ai vérifié par moi-même si le secteur était viable : je me suis formé, j’ai acheté un vélo cargo (vélo destiné à transporter des charges, NDLR) et je suis parti réparer des vélos chez les particuliers. J’ai recruté mon premier réparateur en mai 2015. On s’est d’abord développé sur Paris.

Et ensuite ?

Tout est allé très vite : une première levée de fonds en juin 2016 grâce à Paulin Dementhon (fondateur de Drivy, NDLR), le déploiement à Strasbourg et Bordeaux début 2017, puis à Grenoble, Lyon et Lille en septembre, et une deuxième levée de fonds (1 M€) fin 2017 auprès de Via ID, le fonds de Mobivia (Midas, Norauto).

« Cyclofix a une bonne longueur d’avance sur la concurrence »

Comment expliquez-vous ce succès initial ?

Cyclofix répond à un besoin : la réparation de vélos a peu évolué. En raison de leurs contraintes (manque de réparateurs, espace limité, délais…), les magasins n’offrent pas un service optimal. Deuxième facteur : l’offre Cyclofix est arrivée au bon moment, alors que le vélo était en pleine expansion.

Qui ciblez-vous ?

Une population urbaine adepte de la mobilité. Mais aussi des usagers ponctuels qui n’ont pas le temps d’aller en magasin. Notre objectif est d’être une alternative à Decathlon.

Alexis Zerbib, cofondateur et CEO de Cyclofix.

Quel est votre modèle économique ?

Nous sommes une franchise 2.0. On fonctionne avec des indépendants, sans droit d’entrée. Cyclofix prend une commission sur les réparations, tout le reste du chiffre d’affaires revient au réparateur.

Etes-vous leader du secteur aujourd’hui ?

Sans aucun doute. Cyclofix a une bonne longueur d’avance.

« L’acteur qui saura prendre la plus grosse part de marché le plus rapidement possible occupera la première place »

Comment voyez-vous évoluer le secteur ?

Je crois au « winner take it all » (« le gagnant remporte tout », NDLR). L’acteur qui saura prendre la plus grosse part de marché le plus rapidement possible occupera la première place.

La rentabilité est-elle une priorité pour Cyclofix ?

Oui, même si nos levées de fonds nous ont fait basculer dans une logique d’investissement et d’expansion. A court terme, l’objectif est de développer les villes où nous sommes présents et d’en ouvrir d’autres. En 2019, on ira chercher les grandes capitales européennes : Londres, Berlin, Madrid…

Une levée de fonds spécifique à l’international est-elle prévue ?

Cela me paraît compliqué de faire sans. Surtout si l’on est dans une logique de prise de parts de marché rapide.

Propos recueillis par Thibaut Veysset

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