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Entreprendre en partant de rien, c’est encore possible ?5 min read

6 juin 2018 4 min read

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Entreprendre en partant de rien, c’est encore possible ?5 min read

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Certains ont la chance de pouvoir hériter ou de bénéficier d’un pécule suffisant pour mettre en oeuvre leurs idées sans trop se poser de questions. Mais ce n’est pas le cas de tous les créateurs d’entreprise, et si les idées sont là ainsi que l’envie de se lancer en toute indépendance, l’argent n’est pas toujours au rendez-vous. Il existe cependant des solutions.

Se lancer sans argent est possible, mais pas facile pour autant. Un peu comme acheter un bien immobilier sans apport : c’est possible, mais pas donné à tout le monde. Dans le cas de la création d’entreprise, il ne s’agit pas de prendre cela au pied de la lettre, car le porteur de projet dispose bien entendu de certaines richesses, parfois méconnues.

Première richesse : l’idée du créateur

Inutile qu’elle soit révolutionnaire. Elle peut l’être bien entendu si l’on a à faire à un « Géo Trouvetou », mais elle peut aussi être on ne peut plus classique. Cependant, quelle qu’elle soit, c’est elle qui constitue le moteur et entraîne tout le reste : la réflexion, la préparation, la communication autour du projet jusqu’au lancement.

Dans le cas d’un démarrage à partir de rien, il est évident que n’importe quelle idée ne peut être concrétisée. Pas question donc de construire un hôtel ou d’acheter une bijouterie, mais des projets qui demandent des mises de départ vraiment modestes, voire négligeables, il en existe de multiples. Il est ainsi possible de démarrer à partir de son domicile et en faisant travailler sa matière grise.

D’autres éléments sont bien entendu indispensables pour démarrer de zéro.

La motivation

L’entreprise ne peut exister sans cet élément crucial. Lorsque l’on est jeune, on se lance avec toute la fougue et parfois l’inconscience de sa jeunesse. Plus âgé, on met au service de son projet l’expérience acquise, elle aussi précieuse. Mais quel que soit l’âge, sans motivation et persévérance, aucun projet ne peut naître ni réussir. Avoir envie, voilà l’origine de tous les succès et de toutes les aventures.

Savoir écouter à bon escient

Le créateur doit rester raisonnable et savoir qu’il n’a pas la science infuse. Mais il convient aussi de ne pas se laisser aller à écouter tous les oiseaux de mauvais augures. La situation est simple : une entreprise sur deux baisse pavillon dans les premières cinq années de son existence.

Une fois que l’on a intégré cette information, on est prêt à se lancer ou pas. Et comme pour le mariage, même si l’on sait que cela risque de ne pas être éternel, c’est quand même pour la vie. Il faut avoir la conviction que l’on va faire partie des gagnants. L’optimisme est de rigueur.

La notion de risque

Chez certains, le risque fait partie intégrante de la motivation. Une autre façon de prouver que l’on peut être meilleur, que les autres, que les statistiques, etc. Pour d’autres, l’insécurité inhérente à la condition d’entrepreneur sera difficile à supporter à la longue, en particulier d’un point de vue financier et le salariat deviendra alors bien séduisant. Peu importe le choix, il faut s’y sentir à l’aise et le faire en pleine conscience, surtout pas pour faire plaisir ou par peur de s’arrêter. Et l’on doit se réserver le droit de changer d’avis.

Diplôme ou pas ?

Il n’est pas indispensable, c’est le moins que l’on puisse dire. On trouve en eff et de nombreux autodidactes chez les entrepreneurs, petits ou grands. Et si l’on veut s’en convaincre via des exemples célèbres, il est possible de citer les noms de quelques réussites : Steve Jobs par exemple. Contrairement à ce que l’on croit généralement, Steve Jobs a laissé tomber les études après un semestre au Reed College.

Bill Gates aussi abandonne rapidement ses études pour se consacrer à sa passion de l’informatique. En fait, si l’on fait une liste de quelques-unes des plus grandes fortunes de la planète, la surprise est au rendez-vous : la plupart de ces personnes ont bel et bien été étudiants, mais ne sont pas allés plus loin dans leur cursus pour se consacrer au développement de leurs idées. Certains ont même été des élèves carrément médiocres, comme Richard Branson.

Pas de complexe à avoir, le génie n’est pas forcément au rendez-vous. Et le sens des affaires ne se résume pas à cela.

Un monde en perpétuel changement

Il est vrai qu’internet et les nouveaux médias ont modifié et modifient encore l’économie et le commerce mondial. Les entrepreneurs du XXIe siècle doivent tenir compte de cette nouvelle donne. Une donne qui a permis à de nombreux créateurs de démarrer effectivement de zéro. Sans doute ne parle-t-on pas suffisamment des créateurs d’entreprise qui sont partis de rien.

Notre culture française n’est pas vraiment encline aux success-stories, sauf dans le cas des reality shows ou des mannequins repérés dans la rue qui deviennent des top models superstars. Les belles histoires existent pourtant, heureusement. Il ne s’agit pas toujours de stars, car avoir un commerce florissant est aussi une success-story, mais d’entrepreneurs qui ont eu envie d’évoluer sans patron et ont tous travaillé dur.

Car s’il est une leçon à retenir, c’est que l’entreprise n’a rien à voir avec la loterie. On peut effectivement tout y gagner, mais cela ne se fait pas de jour au lendemain, et exige une belle capacité de travail. Mais lorsque l’on travaille pour soi, la motivation est bien entendu très différente de celle que l’on peut avoir si l’on occupe un poste où l’on ne se sent plus vraiment à son aise.

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