Société

L’angoisse, mal du siècle ?3 min read

5 août 2019 2 min read

author:

L’angoisse, mal du siècle ?3 min read

Reading Time: 2 minutes

Le pire défaut de l’angoisse, c’est l’absence totale d’un objet. C’est une peur sans cause, sans rime ni raison, sans réalité matérielle ou objective. C’est un mal-être, un malaise, une sorte de «maladie imaginaire» mais dont la réalité n’est hélas! que trop certaine.

On ne peut pas la nier. On ne peut pas non plus vraiment en guérir. On vit avec elle. Elle s’insinue en vous. Elle s’installe au coeur de votre vie. Elle vous habite pour longtemps, voire pour toujours. On ne peut pas vraiment l’expulser. Elle ne se laisse pas extirper. Elle vous colle à la peau telle une sangsue. Quand elle s’est bien installée, on ne la déloge pas facilement. On peut dire qu’elle vous habite, qu’elle vit en vous, sans qu’on puisse vraiment la chasser tant elle vous tient durablement…

Bien sûr il y a la psychanalyse qui vous propose ses services. Mais bien malin le «psy» qui arrivera à vous «désangoisser».

Vivre avec…

C’est en quelque sorte le mal du siècle, comme la nostalgie était au temps du romantisme la maladie des mélancoliques du début du XIXe siècle. Eux non plus n’arrivaient pas à s’en débarrasser. Ils devaient nécessairement vivre avec elle. Aujourd’hui l’angoisse s’est insinuée dans presque toutes les consciences.

Elle fait d’énormes dégâts! Personne ne peut vraiment l’éviter, ni la contrer, ni l’exorciser. Alors que faire, sinon vivre avec, s’en accommoder, la supporter tant qu’elle se colle à vous. Quand on est vraiment touché par cette maladie, il est rarissime d’en guérir complètement ou alors c’est qu’on est doué d’une force herculéenne, irrésistible qui vous permettra de lutter victorieusement contre cette si grave affection. Mais bien sûr il y a des degrés dans ce mal. Tout le monde n’est pas instantanément touché, frappé, atteint par l’angoisse dans son extrême gravité. Il existe un «moindre mal» qui n’est pas le pire de ces états.

Relativiser…

Consolons-nous en pensant que ça pourrait être encore bien pire, qu’on n’a pas atteint le degré le plus extrême de cette maladie, qu’il y a toujours des cas encore plus graves que celui qui nous a frappés. Mais comme tout cela reste éminemment subjectif, chacun pense «in petto» qu’il est le plus affecté par ce haut mal, que personne n’a pu éprouver un «état» plus grave que le nôtre, plus épouvantable que ce que nous ressentons. Décidons donc de « relativiser ». Il est sûr qu’il existe des cas pires que celui que nous vivons. Mais pour admettre cela, il ne faut pas se laisser envahir par la plus totale des paniques! Se détacher…

Il est souvent possible d’« objectiver », de prendre des distances suffisantes pour ne pas être écrasé par la minute présente. Nos états d’âme changent vite. On ne reste pas sous le coup d’une douleur ou d’une angoisse lancinante: il faut impérativement s’en écarter.

Heureusement dans l’esprit humain, il y a suffisamment de forces pour prendre du recul par rapport au mal, au malheur, au mal-être. C’est une question de volonté. Certains n’en sont pas capables ; fort heureusement la majorité des hommes peut réussir à s’en détacher. Si l’on laisse tomber, si l’on capitule devant la fatalité, alors tout est perdu.

Mais si l’on pense qu’on peut lutter, qu’on peut vaincre, qu’on peut se sortir d’une situation aussi fâcheuse, alors et dans ce cas, tout peut être sauvé, sauvegardé ou sacrifié. Le héros va braver l’adversité. Il va pouvoir triompher de ses échecs par le courage et la détermination qui lui permettront de se retrouver.

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

mattis lectus accumsan Aliquam justo ante. ut id Sed