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Le taxi-moto, futur moyen de transport préféré des urbains européens ?

9 octobre 2018

Le taxi-moto, futur moyen de transport préféré des urbains européens ?

La révolution de la mobilité en ville passe-t-elle par les scooters électriques ? Assiste-t-on au chant du cygne de la voiture ? C’est à ces questions, et à quelques autres, que Thibaut Guerin, cofondateur de Felix, start-up pionnière des taxis-scooters électriques, a répondu.

Quelle est la valeur ajoutée de Félix par rapport à la concurrence ?

Felix est le premier taxi-scooter électrique avec chauffeur. Grâce à nos scooters électriques, le passager peut se déplacer dans Paris sans perdre de temps dans les embouteillages et sans ressentir la tension de la conduite. Une nouvelle expérience de déplacement sur un maxi scooter électrique équipé pour le transport de personnes et parfaitement adapté aux courts trajets en ville, sans vibration, sans odeur et sans bruit. Felix, c’est également une nouvelle expérience en termes de prix, car grâce aux économies de carburant, les prix sont alignés sur ceux des VTC dans Paris intramuros et en petite couronne. Une nouvelle manière de se déplacer rapide, à des prix attractifs et sans impact environnemental !

Quel est le sens et l’ambition de votre fusion avec CityBird ?

Le rapprochement récent avec CityBird, pionnier et leader du taxi-moto, nous donne aujourd’hui une nouvelle dimension. Le groupe Felix-CityBird dispose de la plus large offre de taxi-scooter et taxi-moto en France. Des scooters électriques pour les trajets de courte distance en intra-muros et proche banlieue ; des motos thermiques pour les trajets longue distance vers les aéroports.

Quand on voit le succès de Go-Jek (géant indonésien du moto-taxi, NDLR) en Asie, on sent qu’il y a la place pour appliquer le modèle en Europe et faire de Felix-CityBird l’acteur européen du transport en deux roues avec chauffeur. Le taxi-moto pourrait s’imposer comme l’un des moyens de transport privilégié des urbains européens. À l’heure où les questions environnementales sont au cœur des problématiques, faire grandir un service qui limiterait le nombre de voitures et aurait donc un impact positif sur la pollution et les embouteillages fait sens. Avec sa proposition de valeur unique alliant rapidité, qualité de service et expérience digitale, Felix-CityBird peut rapidement s’imposer dans les grandes mégalopoles européennes.

Les voitures ont-elles encore leur place en ville ?

On l’a vu récemment, avec la déclaration du patron d’Uber : « La voiture n’est plus adaptée à la mobilité urbaine ». C’est une page qui se tourne, une nouvelle ère qui voit déjà émerger de nouveaux usages. Un bouleversement se dessine sous nos yeux dans les grandes villes et la voiture risque d’en être la grande perdante… Pour autant, l’usage de la voiture en ville évolue depuis quelques années et l’émergence de plateformes de VTC, de solutions de covoiturage ou de free-floating en est la preuve.

« Un bouleversement se dessine sous nos yeux dans les grandes villes, et la voiture risque d’en être la grande perdante… »

Cette phase de transition est-elle décisive pour vous ?

Elle laisse la place à des acteurs comme Felix-CityBird d’imposer de nouveaux usages. Mais il serait réducteur de confronter la voiture aux autres moyens de transport. Il faut envisager ces solutions comme un tout, dans lequel l’utilisateur final choisit le ou les modes de transports qui lui conviennent le mieux pour ses déplacements. La fin de la voiture en ville, ce n’est pas pour demain, mais le paradigme est en train d’évoluer, et rapidement !

Thibault Guérin a lancé Felix en compagnie de trois camarades de HEC, Félix Laffont, Bénédicte Giraud et Thibault Suty.

Quelles seront les prochaines révolutions en matière de mobilité ?

Aujourd’hui, le digital a remis l’utilisateur au cœur de l’expérience de transport. Il a accès, en quelques clics, à une offre incroyablement variée. Il a toute l’information entre les mains, ce qui lui permet d’arbitrer en quelques secondes entre temps de trajet, confort, temps d’attente, etc. C’est dans cette logique que l’on voit émerger de plus en plus d’agrégateurs qui centralisent au cœur d’une seule et même application plusieurs types de transport et de services (VTC, free-floating, conciergerie, etc). C’est le virage que semble prendre Uber. Probablement une tendance qui va se dégager dans les mois et années à venir.

A Paris, Anne Hidalgo divise avec sa politique anti-pollution que certains qualifient de politique « anti-voiture ». Quel regard portez-vous sur ces mesures ?

Il est indéniable que la Mairie de Paris a pris le problème à bras-le-corps, et je conçois que les décisions puissent déplaire. Une chose est sûre : nous sommes dans une phase de transition où il est urgent de prendre conscience des enjeux écologiques majeurs auxquels nous faisons face.

Dès le lancement de Felix en 2016, nous avons adopté une démarche d’éco-responsabilité. Parce qu’aujourd’hui, la promotion d’un mode de transport vert (électrique) dans les grandes agglomérations polluées et embouteillées est une nécessité. On est en droit de penser que quand il y aura des centaines de chauffeurs dans les agglomérations, des services comme le nôtre réduiront considérablement les embouteillages et donc la pollution. Prendre un scooter électrique avec chauffeur, c’est aussi un geste citoyen !

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