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Godard, une certaine idée du cinéma17 min read

8 août 2019 10 min read

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Godard, une certaine idée du cinéma17 min read

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Quel rapport entre « À bout de souffle », tourné en 1959, et « Socialisme », sorti sur les écrans en 2010 ? Un demi siècle de passion pour le septième art et une persévérance qui frôle l’obstination. Celle de Jean-Luc Godard, l’un des plus importants réalisateurs de l’histoire du cinéma, qui n’est pourtant jamais parvenu à faire l’unanimité. Avec François Truffaut, Louis Malle, Claude Chabrol, Alain Resnais ou Éric Rohmer, Jean-Luc Godard, symbole de la Nouvelle Vague, a révolutionné le septième art.

10 mai 1968. Tandis qu’à Paris, le Quartier Latin résonne du bruit des grenades lacrymogènes et que cette “Nuit des barricades” sonne le réel début de la révolte des étudiants, à quelques centaines de kilomètres de là, Cannes déroule le tapis rouge pour la 21ème édition de son célèbre festival.

Alors que la France est au bord de l’insurrection, le monde du cinéma s’apprête à s’auto-célébrer dans un autisme digne des meilleures super productions hollywoodiennes. De jour en jour, la situation sociale s’aggrave, les universités ferment, plus de la moitié du pays est en grève  et André Malraux, ministre de la Culture, démet de son poste Henri Langlois, directeur de la Cinémathèque Française.

Jean-Luc Godard met le feu à Cannes

Tout cela devient insupportable, même sur la Croisette. Louis Malle, Monica Vitti et Roman Polanski démissionnent du jury, et le 16 mai 1968, une poignée de jeunes réalisateurs, choqués par l’indécence de ripailler en pleine crise, décide d’empêcher les projections par tous les moyens. Carlos Saura, Milos Forman et Alain Resnais retirent leurs films de la compétition, et avec François Truffaut, Claude Berri, RomanPolanski et d’autres, Jean-Luc Godard demande l’arrêt du festival, dans une confrontation à la violence verbale inégalée depuis.

«Je vous parle de solidarité avec les étudiants et les ouvriers et vous, vous me parlez de travelling et de gros plans, vous êtes des cons !», lance Jean-Luc Godard. Le cinéaste, alors âgé de 38 ans, est avec François Truffaut, Louis Malle, Claude Chabrol, Alain Resnais, Éric Rohmer ou Jacques Rivette, l’un des principaux représentants de la Nouvelle Vague, cette révolution cinématographique apparue vers la fin des années 1950, en opposition au cinéma français de l’époque.

Jean-Luc Godard, plus attiré par les films que par les études

Jean-Luc Godard est né à Paris, le 3 décembre 1930, dans une famille bourgeoise. Son père est médecin et sa mère, Odile Monod, héritière d’une très puissante dynastie industrielle suisse. Son cousin est le naturaliste Théodore Monod. Son enfance est baignée par les livres et la sensibilisation à toutes les formes d’expression artistique et durant ses années d’adolescence, il partage sa scolarité entre la Suisse et Paris jusqu’en 1949 où il s’inscrit à la Sorbonne et entame des études d’anthropologie. Le jeune homme, qui s’est initié au cinéma durant son cursus universitaire, est davantage attiré par les salles obscures du Quartier Latin que par les amphithéâtres de la vieille faculté.

Jean-Luc Godard et les Cahiers du Cinéma

Il fréquente le ciné club de la rue Danton, en plein Saint-Germain-des Prés, et la Cinémathèque Française, avenue de Messine, près du Trocadéro. Il y fait la connaissance d’André Bazin, de Jacques Rivette, d’Éric Rohmer, de François Truffaut et de quelques autres. Très vite, il est attiré par le cinéma et entame une carrière de critique, d’abord dans « La Gazette du Cinéma, » créée par Jacques Rivette et Éric Rohmer puis, à partir de 1952, dans « Les Cahiers du Cinéma » d’André Bazin, sous la signature d’Hans Lucas.

Mais bien davantage que la critique des films à l’affiche, c’est à une réflexion théorique sur le cinéma et son esthétique qu’il s’exerce. Nombre de ses textes de cette époque demeurent encore aujourd’hui des références. Il commence ainsi à se faire remarquer en s’élevant avec ses amis contre un certain genre de cinéma que les « Cahiers » nomment dédaigneusement la « qualité française ».

Jean-Luc Godard évite le service militaire

En 1952, pour éviter le service militaire obligatoire en France, il s’installe en Suisse et opte pour la nationalité helvétique. C’est une période un peu trouble et agitée de sa vie. De menus larcins le conduisent en prison, d’où sa mère le sort. Il part alors en voyage en Amérique du Sud et en Jamaïque et en 1954, sa mère disparaît dans un accident de voiture. Ces différents éléments de son roman familial sont omniprésents dans la première partie de son œuvre, de manière d’ailleurs très lisible, comme dans « Bande à part » où l’héroïne, Odile Monod (le nom de sa mère), dérobe de l’argent à sa famille et s’enfuit en Amérique du Sud !

Une passionnante étude d’Anne Boissel (« L’Accident ou la chair dévoilée », paru chez L’Esprit du Temps 2004) montre la place et l’importance psychanalytique de l’accident dans ses films et particulièrement dans « Week-End ». Avant son décès Odile Monod avait trouvé du travail à son fils sur un chantier de construction d’un barrage dans les Alpes. Il y tourne en 1954 son premier court métrage, « Opération béton », un film de 16 minutes sur la construction du barrage de la Grande-Dixence. «Je me souviens d’une phrase d’Ernst Lubitsch qui disait “Commencez par filmer des montagnes vous saurez filmer des hommes.” Je n’ai jamais fait la différence entre la fiction et le documentaire.»  a dit Godard au micro de France Culture en 2011 dans l’émission « Hors Champs ». Puis, il enchaîne quelques courts métrages :  « Une femme coquette », d’après une nouvelle de Maupassant, « Tous les garçons s’appellent Patrick », « Une histoire d’eau », sur des images de François Truffaut, et « Charlotte et son Jules », une sorte de préfiguration de À bout de souffle ».

Jean-Luc Godard et François Truffaut

Revenu à Paris à la fin des années 1950, Godard remplace Claude Chabrol comme attaché de presse du bureau parisien de la Fox. Un lieu stratégique pour y faire des rencontres. Il y fait la connaissance de Georges de Beauregard qui décide de produire le premier long métrage du jeune réalisateur sur un scénario de François Truffaut avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. « À bout de souffle » sort sur les écrans en 1959, la même année que « Les 400 coups » de François Truffaut.

Jean-Luc Godard et A bout de souffle

Le succès est immédiatement au rendez-vous et Godard, avec son film précurseur tourné avec peu de moyens et qui rejette les codes du cinéma classique, s’impose comme le porte-parole de la Nouvelle Vague. «Ce que je voulais, c’était partir d’une histoire conventionnelle et refaire, mais différemment, tout le cinéma qui avait déjà été fait». ( propos du cinéaste dans « Les Cahiers du Cinéma » en 1962). Comme Orson Welles avec « Citizen Kane », Godard avait frappé un grand coup. Ce qui a pu faire dire au critique André S. Labarthe que «À   bout de souffle est un film essentiel pour comprendre la différence entre l’avant et l’après.»

Jean-Luc Godard et Anna Karina

Dans la distribution d’ « À bout de souffle », Jean-Luc Godard avait proposé un petit rôle à une jeune actrice danoise, Hanne Karin Bayer, qui commençait une carrière sous le nom d’Anna Karina. Elle le refusa, le trouvant trop dénudé. Mais ce n’est que partie remise et dès son film suivant, « Le petit soldat », elle figure au générique. Ils tourneront sept films ensemble… «plus un sketch», précisa, un jour,  la comédienne.

Elle obtient le Prix de la meilleure actrice au Festival de Berlin, en 1961, pour son rôle dans « Une femme est une femme » et ils se marient cette même année. Muse et égérie, Anna Karina a fortement imprégné les premières années de la carrière de Godard. «Moi tout ce que pouvais donner c’est des films, mais un film c’est rien…», expliquera-t-il 20 ans plus tard lors de retrouvailles sur un plateau de télévision. «Et puis je voulais copier, il y avait Orson Welles et Rita Hayworth, Joseph Von Steinberg et Marlène Dietrich, Jean Renoir et Catherine Hessling…» Ils tourneront un dernier film ensemble « Made in USA », avec Mariane Faithfull, et finiront par  divorcer en 1967.

Jean-Luc Godard et sa muse

Incontestablement, l’image de la jeune actrice habite les premiers films de Godard. Qui n’a pas en mémoire la Marianne de « Pierrot le Fou » faisant les cent pas sur la plage et ressassant «Qu’est-ce que je peux faire, j’sais pas quoi faire…”. André Habib, universitaire spécialiste de l’histoire du cinéma, écrit : «De toutes les femmes qui sont passées sous l’objectif de Godard, Anna Karina reste et demeure la muse privilégiée, la plus inspirée et la plus inspirante, malgré la saisissante palette de comédiennes qui ont accepté de se soumettre au jeu godardien (…).

Aucune autre  n’a autant rimé avec un certain style de Godard, aucune autre femme n’a entretenu dans ses films un rapport aussi intime avec la caméra.» Un peu à la manière d’un peintre avec son modèle. Ces années Anna Karina, entre « Le petit soldat » et « Made in USA »  permettent à Jean-Luc Godard d’installer son esthétique en même temps qu’il continue sa réflexion sur l’histoire du cinéma. «Quand on fait des films, si on n’écrit plus d’articles, on ne les pense pas moins. Je considère que je fais toujours de la critique, simplement je ne l’écris plus, et elle me sert tout autant, sauf que je ne la donne pas à lire aux gens», expliquait-il dans un entretien à propos de « Pierrot Le Fou ». ( dans « Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard », paru chez Belfond en1968).

Jean-Luc Godard et Le Mépris

Et « Le mépris », en 1963, en est la plus belle illustration. Le cinéaste Fritz Lang y joue son propre rôle et incarne la fin du cinéma classique. Comme submergé par une urgence de création, Godard produit beaucoup. Plus de vingt longs-métrages entre 1960 et « Le petit soldat », interdit par la censure à « Week-End » en 1967, avec Jean Yanne et Mireille Darc. Ses films, notamment « Une femme est une femme », « Vivre sa vie », « Les carabiniers », « Le mépris », avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli, « Bande à part », « Alphaville » ou encore, « Pierrot Le Fou » et « La chinoise » l’imposent parmi les plus grands cinéastes de son époque.

En 1967, il épouse Anne Wiazemsky,une comédienne, petite fille de François Mauriac, et héroïne du film de Pier Paolo Pasolini, « Théorème », et de « Au hasard Balthazar » de  Robert Bresson. Avec elle il tourne « La chinoise », « Week-End », « Le gai savoir », « Sympathy for the Devil », « Vent d’Est », « Vladimir et Rosa » et « Tout va bien »…

Jean-Luc Godard, paragon de la Nouvelle Vague

Cette même année, il entame un film documentaire collectif « Loin du Vietnam » et commence à collaborer avec la télévision qui lui commande « Le gai savoir ». Lorsqu’arrive l’année 1968, Godard avait déjà entamé sa réflexion critique sur la société. « Deux ou trois choses que je sais d’elle » ( sorti en 1966) s’achève sur un constat qui ouvre la porte aux créations à venir : «J’ai tout oublié, sauf que puisqu’on me ramène à zéro, c’est de là qu’il faudra repartir.» Dès lors, le paragon de la Nouvelle Vague s’éloigne de plus en plus de ses anciens compagnons, rejette la notoriété et réalise des films plus militants à travers le Groupe Dziga-Vertov d’abord, dont il sera l’un des cofondateurs en 1969 avec Jean-Pierre Gorin rencontré en 1967, et avec l’atelier Sonimage ensuite. «Faire un film fait partie d’une certaine lutte. (…) Pour filmer d’une manière politiquement juste, il faut se lier aux gens dont on pense qu’ils sont politiquement justes. C’est-à-dire ceux qui sont opprimés, qui subissent la répression et qui combattent cette répression.» ( propos du réalisateur dans « Tribune Socialiste », en janvier 69).

Godard réalise alors toute une série de films (« Cinétracts », « British Sounds », « Pravda », « Vent d’Est », « Luttes en Italie », « Vladimir et Rosa ) inspirés par une lecture marxiste, voire léniniste du monde. Sans pour autant abandonner son travail sur l’esthétique du cinéma, «Eh bien non, le cinéma n’est pas un métier, c’est un art…», dit-il dans « Les Cahiers du Cinéma (numéro 85). À propos de « Pravda », un film sur le Printemps de Prague, il dira que le Groupe a «tourné un film politique au lieu de tourner politiquement un film».

Cette période, entre 1968 et 1973, sera aussi celle des projets avortés. Après « Loin du Vietnam »,  il commence à New-York, avec D.A.Pennebaker, le tournage de « One American Movie ». Puis il abandonne, en 1970, à la suite de tensions avec l’équipe américaine. « British Sounds », tourné pour la télévision anglaise est refusé. De même, le Groupe Vertov travaille sur une commande de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), mais à la suite de la prise d’otages et l’exécution d’athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, le projet est suspendu alors que toutes les images ont été mises en boîte.

Dans la foulée il tourne « Vent d’Est », co-écrit avec Daniel Cohn-Bendit, et en 1972, le cinéaste suisse tente d’élargir son public avec « Tout va bien, tourné ». Malgré des acteurs vedettes comme Jane Fonda et Yves Montand, c’est un échec commercial qui scelle la fin de collaboration entre Godard et Le Groupe Vertov. Cette même année, il fera une rencontre décisive tant dans sa vie professionnelle que personnelle, celle de la jeune photographe Anne-Marie Miéville avec laquelle il travaille à partir de 1973 comme scénariste et réalisatrice, et qui deviendra «la femme dans sa vie» après son divorce en 1979.En 1973, ils créent l’atelier Sonimage installé à Grenoble. «À Grenoble, nous sommes plus seuls, mais du moins, ça nous appartient cette solitude, alors on pourra peut-être en faire quelque chose…

À Paris, elle ne nous appartenait même plus.» souligne Godard. Jusqu’en 1980 il travaille beaucoup en vidéo. Dans « Numéro 23 », il explique sa démarche soucieuse de décrypter une époque et d’en donner à lire ses codes de fonctionnement. Godard travaille comme d’habitude par collage et par juxtaposition de sujets, comme par exemple dans « La Révolution des œillets au Portugal » et les usines Renault à Flin, dans « Comment ça va ? » (1975). Par ailleurs, Sonimage réalise pour la télévision une série pédagogique sur la communication en France, intitulée  « Six fois deux ».

À la fin des années 1970, Jean-Luc Godard s’appuie sur des acteurs connus comme Johnny Hallyday, Isabelle Huppert, Nathalie Bayle ou Jacques Dutron pour revenir vers le cinéma de fiction. C’est sans doute sa période la plus grave, la plus dense aussi par l’importance des thèmes abordés, certainement la plus raffinée et la plus accomplie dans la forme. « Sauve qui peut (la vie) », sortie en 1979, est coécrit avec Anne-Marie Miéville et Jean-Claude Carrière.

« Tant pis pour les éternels retardataires qui s’obstinent à attendre de Godard, de film en film  depuis 20 ans,qu’il reconnaisse ses erreurs et fasse machine arrière…(.…) Après les annés vidéo, Godard n’en est plus au même point avec le cinéma et essaie de repartir d’ailleurs, d’un endroit qu’il est à peu près le seul à chercher, d’un juste milieu entre le cinéma et la vidéo, entre la ville et la campagne, entre la maison et l’usine », peut-on lire dans « Les Cahiers du Cinéma » (numéro 307). Le succès est au rendez-vous, le plus important même depuis » À bout de souffle ».

«C’est mon deuxième premier film», dira le réalisateur. Suivront « Prénom : Carmen », où Isabelle Adjani quitte le tournage et est remplacée par Maruschka Detmers, « Je vous salue Marie », « Détective », hué lors de sa présentation au Festival de Cannes de 1985  et qui voit Godard se faire entarter ! Puis « Soigne ta droite », Prix Louis Delluc en 1987, et pour terminer le cycle, comme un double retour aux sources tourné exclusivement au bord du lac Léman, « Nouvelle Vague », avec Alain Delon dans un film qui traite d’une histoire de résurrection. Celle du cinéma ou celle de Godard lui-même ? Trois ans plus tard, le magnifique « Hélas pour moi » clôt cette période qualifiée de «néo-classique» par les spécialistes.

Comme s’il fonctionnait par décennies, Jean-Luc Godard  revient, au début des années 1990, vers une écriture plus personnelle, et reprend – mais les avait-il vraiment quittés ? – sa réflexion sur l’histoire du cinéma et son travail engagé. À travers l’autoportrait d’abord, avec « JLG/JLG » dans lequel on voit Godard travailler sur « Je vous salue Sarajevo », un film qui sort en 1993.  L’ex-Yougoslavie restera au centre de ses préoccupations, présente dans la plupart des films de « For ever Mozart » (1996), dont la première partie s’intitule « On ne badine pas avec l’amour à Sarajevo » jusqu’à « Notre musique » en 2004. En 2006, Godard poursuit son travail à travers la préparation d’une exposition, « Voyages en utopie »,  au Centre Georges Pompidou. L’exposition n’aura pas lieu mais Alain Fleischer en tirerar un passionnant film fait de rencontres multiples avec Godard. (« Morceaux de conversation avec Jean-Luc Godard », filmé par Alain Fleischer et publié en DVD aux Éditions Montparnasse  en 2010).

Entre temps, le réalisateur reçoit en 1982 un Lion d’Or à Venise pour l’ensemble de sa carrière ainsi qu’un César d’Honneur en 1987 et 1997 qui lui permet de remercier «Les professionnels de la profession». En novembre 2010, il ne se rend pas  à Hollywood pour recevoir de la part de l’Académie des sciences et techniques du cinéma un Oscar d’Honneur, récompensant «une extraordinaire contribution à l’art du cinéma.» L’Académie a d’ailleurs rappelé l’immense influence du cinéaste suisse sur le cinéma américain, «de Scorsese à De Palma, en passant par Soderbergh, Tarantino ou Jarmusch. La place de l’individu, les histoires personnelles, le réalisateur-auteur, toutes ces idées restent très fortes dans le cinéma américain…».

Comme une ultime pirouette Godard n’est pas venu non plus à Cannes pour présenter son dernier film « Socialisme », se justifiant ainsi : «Suite à des problèmes de type grec, je ne pourrai être votre obligé. Avec le Festival j’irai jusqu’à la mort, mais je ne ferai pas un pas de plus.» 

Après plus de cinquante ans de carrière et autant de films ou autres productions, il incarnait peut-être le dernier monstre sacré du cinéma, une sorte de Picasso du cinéma. Mondialement connu, il était pourtant loin de faire l’unanimité, tant comme cinéaste que comme homme (il y a quelques années, il provoqua un tollé de protestations à la suite d’une déclaration sur Israël et les juifs, pouvant le soupçonner d’antisémitisme).

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